Francesco Totti, capitaine historique de l’AS Roma a abordé divers sujets lors d’une interview, allant du terrain aux relations personnelles.
C’est dans un nouveau format de divertissement footballistique de Betsson Sport, « Totti contre tous » que Francesco Totti s’est confié. Un véritable ring médiatique où le légendaire capitaine de la Roma a affronté un public de fans, qui l’ont interrogé sur sa carrière, les anecdotes les plus controversées des coulisses et les sujets les plus brûlants du football italien.
Sa relation avec Daniele De Rossi ?
Concernant sa relation avec Daniele De Rossi, souvent au cœur de rumeurs concernant de prétendues tensions internes durant ses dernières années de joueur. L’ancien capitaine a nié toute reconstruction conflictuelle : « Il n’y a jamais eu de friction entre Daniele et moi » Totti a réaffirmé qu’il y a toujours eu du respect, de l’amitié et de l’estime entre les deux hommes, une relation forgée au fil d’une longue carrière partagée sur les terrains.
Sur le n°10 à la Roma ?
Le sujet du numéro 10 à la Roma a également été largement abordé, notamment en lien avec Paulo Dybala. Totti a reconnu les qualités techniques de l’Argentin, mais a associé la valeur de ce numéro à un sentiment d’appartenance et de continuité : « Dybala a passé six ans à Turin et quatre à la Roma avec ce numéro. Après trois ans, je pense qu’il ne peut pas porter le numéro 10. Il faut le mériter. Je l’ai obtenu après huit ans, sept ou huit ans. Dybala pourrait aussi le porter, car c’est un numéro 10. C’est un joueur créatif, quelqu’un qui peut se permettre de porter ce numéro. Mais j’ai toujours dit que lorsqu’on obtient ce numéro, cela signifie qu’on a accompli quelque chose d’important sur le terrain. Il l’a fait, mais il doit être régulier. Pas pendant un an ou deux, mais pendant au moins dix, quinze ans . »
les coulisses du fameux « cucchiaio »
Parmi les moments les plus intrigants de l’épisode figurait le retour sur les coulisses du fameux « cucchiaio », un geste technique emblématique qui a accompagné Totti tout au long de sa carrière. L’ancien attaquant s’est souvenu du penalty arrêté par Sicignano lors d’un match Lecce-Roma remporté 2-0, révélant un détail jusque-là peu connu : «Juste avant de tirer, j’avais avoué mon intention de faire il cucchiaio à un joueur adverse. Ce dernier a immédiatement alerté son gardien, qui est resté immobile et a repoussé le tir » Malgré son penalty manqué, Totti a revendiqué la paternité et l’identité de ce geste.
Son rouge suite à un coup donné à Balotelli ?
Il est également revenu sur la finale de la Coupe d’Italie contre l’Inter, le 5 mai 2010, et sur le coup de pied par derrière qu’il a asséné à Mario Balotelli, un incident qui a entraîné son expulsion. Totti a admis ses regrets : «vJe ne le referais pas aujourd’hui » L’ancien capitaine a expliqué que ce geste était dû à un « black out total causé par des années de provocations et de tensions accumulées », ajoutant un message aux jeunes joueurs afin qu’ils « ne répètent pas les mêmes erreurs, car le football doit rester un sport et un spectacle »
Ses regrets avec la sélection nationale
Totti a ensuite évoqué l’équipe nationale et ses plus grands regrets. Le principal reste la défaite en finale de l’Euro 2000 face à la France, une défaite qui s’est jouée à quelques secondes du coup de sifflet final. Il a également fait une allusion ironique à la Coupe du monde 2002 et à l’arbitrage controversé de Byron Moreno lors du match Italie-Corée du Sud : « S’il y avait eu la VAR en 2002 ? Ils auraient viré l’arbitre sur-le-champ ! »
L’état du football italien
En conclusion, Totti a élargi son point de vue sur l’ état actuel du football italien et les difficultés que rencontre ce mouvement, qui a traversé des années difficiles, y compris au niveau national. Selon l’ancien capitaine des Giallorossi, l’un des principaux problèmes réside dans la présence de plus en plus limitée de joueurs italiens dans les effectifs de Serie A, face à un nombre croissant de joueurs étrangers. D’où son conseil pour l’avenir : « La seule chose vraiment à faire maintenant, c’est de se recentrer sérieusement sur la formation des jeunes » Une stratégie qui, selon Totti, devrait permettre de se concentrer à nouveau sur le développement des talents italiens et de rééquilibrer un système qui a profondément changé depuis son époque.




