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Mourinho : « C’est notre compétition et on veut aller en finale » Leicester / Roma

José Mourinho s’est exprimé à la veille de la demi finale aller de Conference League qui se jouera ce jeudi 28 avril ai King Power Stadium ! Match programmé à 21h00.

Traduction française AmoRoma.fr – source : asroma.com

Avez-vous parlé avec votre ami Ranieri, qui a remporté un championnat historique avec Leicester ?

« Amis oui, c’est vrai, mais parlé pour le match, non. Je dis toujours ceci : en Premier League, ils sont nombreux à avoir remporté de nombreux titres, Ferguson, Wenger, Klopp, Guardiola. Ranieri, un seul, mais le sien est le plus spécial de tous. Pour cette raison c’est un mythe dans cette ville, dans ce stade. J’ai joué ce championnat là-bas, je m’en souviens comme d’un moment incroyable dans l’histoire de la Premier League. Pour cette raison, même si Claudio n’est pas là, je pense qu’il ne sera pas là, tu as bien fait de te rappeler pourquoi c’est une maison spéciale pour lui ».

« C’est un Romanista, il est de Rome, ce sera certainement un match spécial pour lui. S’il n’est pas là, mais s’il va la semaine prochaine à l’Olimpico, il pourra le vivre comme une émotion très particulière ».


Une question légère : la dernière fois que vous vous êtes qualifié pour une finale (avec Tottenham, ndlr), vous n’avez pas pu la jouer. Avez-vous peur de gagner cette demi-finale ?

« Non, je n’ai pas peur, j’espère que nous pourrons gagner. Je crois que la Roma, en tant que ville et en tant qu’équipe, mes joueurs, ceux qui travaillent dans le Club, nous méritons tous d’atteindre la finale pour l’excellent travail que nous avons fait pour améliorer le Club à tous les niveaux. Malheureusement, parfois le football ne vous donne pas ce que vous méritez. Pour arriver en finale, nous devons battre une équipe très forte, avec un excellent entraîneur et d’excellents joueurs. Il faudra être au top dans les deux matches ».

« Dans toute ma longue carrière, parmi les nombreuses choses qui me sont arrivées, bonnes et mauvaises, ne pas pouvoir entraîner cette finale avec Tottenham était une chose unique. Mais je dois dire que Daniel Levy est une personne assez unique dans le football ».


En parlant de votre relation avec Rodgers, il a été écrit que vous n’aviez pas la même idée du football. Y a-t-il vraiment une différence?

« Que puis-je dire, nous étions ensemble à Chelsea, nous nous sommes beaucoup amusés, nous avons une relation amicale, même si évidemment le football vous emmène dans des directions différentes. Cependant, lorsqu’il ne joue pas contre mon équipe ou moi contre lui, je veux le meilleur pour Brendan à 100 %. C’est un grand entraîneur, un garçon avec des capacités, avec un avenir devant lui. Il a fait un très beau parcours, je ne lui souhaite que le meilleur ».

« Conceptions différentes du football : il a entraîné dans des clubs différents des miens, avec d’autres joueurs que les miens. Au final, l’important c’est que j’ai beaucoup gagné et que lui, avec une carrière plus courte que la mienne, a gagné des titres en Ecosse où il fallait gagner. Il a gagné des titres en Angleterre où ce n’est pas facile de gagner, il a remporté le Community Shield, il a emmené l’équipe en Ligue des champions. Gros travail ».


À ce stade, on ne peut pas parler d’une coupe qui vaut peu, compte tenu des demi-finalistes. Quels sont vos sensations pour ce match ? Et que pensez-vous de votre retour en Angleterre ?

« Si je ne me trompe pas, nous jouons le match numéro 13 de la Conference League. Nous avons commencé contre une équipe que j’avais tout de suite prédite comme vainqueur du championnat de Turquie. Et il l’on gagné avec une facilité déconcertante. Trabzonspor était immédiatement un adversaire difficile. Maintenant, nous sommes dans un moment clé ».

« Eux, arrivent de la Ligue Europa. Et pour aller en Ligue Europa en jouant en Premier League, il faut être une équipe très forte. C’est pourquoi ce n’est pas leur compétition, mais la notre. C’est le match numéro 13. On a beaucoup souffert, on a beaucoup voyagé, on l’a aussi payé en perdant des points en Serie A en jouant les jeudis et dimanches. On mérite d’y aller ».

« Nous avons deux possibilités de jouer la Ligue Europa : en terminant cinquième du championnat ou en remportant cette coupe. Mais on peut aussi échouer. Cela te met la pression, la responsabilité, les doutes. Leicester n’a pas ces problèmes, pour le moment. Sa position restera entre la huitième et la dixième place. Il ne peuvent plus atteindre la zone de la Ligue Europa. Nous sommes en course. C’est dur, mais c’est un moment de grande motivation ».


Y’a t-il une différence entre la cinquième place du championnat italien et la dixième du championnat anglais ? La Roma est-elle plus forte que Leicester ? Y a-t-il un favori ?

« J’ai atteint à plusieurs reprises les demi-finales dans différentes compétitions. Au-delà des noms, du potentiel, je dis toujours la même chose. A ce stade, chacune des 4 équipes a 50% de chance d’aller en finale et 25% de remporter la coupe. La première fois que je suis allé en demi-finale, si je ne me trompe pas, c’était en 2002-03. Et vingt ans plus tard, je ne change pas d’avis ».

« Je me fiche qu’ils soient plus forts ou que nous soyons plus forts. Mais je comprends ce que vous dites. Il y a deux matchs, c’est une demi-finale. Il y a beaucoup de travail dans le football, mais aussi un potentiel économique. Ce qui vient avec le travail a une certaine limite : de bons entraîneurs, de bons joueurs, une bonne società, mais il y a une limite que seul l’argent peut te permettre de dépasser. Nous sommes une bonne équipe, nous nous améliorons ».

« Nous avons perdu contre l’Inter 3-0, puis 3-1. Deux résultats similaires, mais d’énormes différences dans la manière de jouer, dans l’approche, dans la stabilité de l’équipe. Au-delà de terminer cinquième ou huitième, de gagner ou non la Conférence, nous sommes une équipe avec un parcours qui nous plaît, que nous entraîneurs, aimons ».


Demain, proposerez vous à nouveau Zaniolo-Abraham devant comme contre Bodo ?

« Je comprends votre question, mais je préfère ne pas répondre. Bien sûr, Brendan sait comment nous jouerons, moi, je ne sais pas comment ils vont jouer. Je peux dire qu’on a gagné 3-0 avec la Lazio avec une équipe moins offensive, on a gagné 4-0 avec Bodo avec une autre équipe ».

« C’est bien que tous les joueurs soient disponibles. Ça nous donne la possibilité de jouer comme on veut, avec un banc qui nous donne des solutions, mais je ne veux pas en dire plus. Si vous me demandez si dans le match de demain nous aurons pour objectif de jouer pour arriver à l’Olimpico avec la possibilité d’aller en finale, je dis non. Notre objectif demain est de jouer le match pour le gagner ».

« Si on perd comme on a perdu contre Bodo, on verra ce qu’on pourra faire au retour. Peut-être que ce sera Leicester qui nous emmènera dans une direction, mais notre objectif demain est d’entrer sur le terrain pour ne pas emporter qu’un résultat positif pour le deuxième match ».


Y a-t-il tant de différence d’intensité entre les équipes italiennes et anglaises ? Est-ce vrai cette fois aussi ? Cela dépend il aussi de la manière dont l’arbitrage est fait en Italie ?

« Je pense que c’est la beauté des compétitions européennes. Quand j’ai commencé à jouer les coupes d’Europe, j’ai travaillé pour Hodgson et Van Gaal. Je pense que vingt ans plus tard, il y a les mêmes principes culturels. L’arbitre peut avoir des influences, mais ce qui fait vraiment la différence, c’est d’avoir des joueurs que l’autre n’a pas la chance d’avoir. En Italie, pour le moment, peu d’équipes peuvent s’offrir des joueurs qu’un club anglais aimerait avoir ».

« Si nous regardons Leicester, regardez combien il y a de joueurs attaquants. Il y en a sept ou huit. De Vardy à Daka, de nombreux joueurs de grande qualité. Et nous parlons de Leicester, pas de City ou United. Mais culturellement, nous pouvons aussi faire des choses d’un point de vue tactique qui peuvent créer des problèmes pour les équipes avec plus de potentiel ».


Il y a un an, à votre arrivée, auriez vous signé pour être à ce stade de la compétition ?

« Bien sûr. Je dis depuis le premier jour « c’est ma compétition ». Je ne joue pas la Champions, je joue la Conference. Peut-être que Brendan ne ressent pas la même chose. C’est peut-être la Ligue Europa que lui voulait. En août, nous étions en Turquie pour jouer un match éliminatoire contre Trabzonspor. Aujourd’hui, nous allons jouer le match numéro 13. C’est notre compétition ».

« Maintenant que nous sommes arrivés ici, comme mentionné, nous avons payé cette compétition avec des points perdus. Pourquoi la Fiorentina a-t-elle perdu face à l’Udinese ? L’Udinese est une bonne équipe, mais ils ont fait ce qu’ils n’ont jamais fait, 4 matchs en deux semaines. Ceci est payé avec des points. Tu ne le paies pas avec des points si tu as une équipe de 30 joueurs du même niveau. Des équipes comme nous, comme la Fiorentina, paient avec des points. On aurait peut-être pu rester plus haut au classement de la Serie A. Pour tout cela, il faut prendre cette demi-finale à deux mains et se battre jusqu’au bout pour aller jusqu’au bout ».


C’est la troisième demi-finale européenne de la Roma en 5 ans : est-ce une fin en soi ?

« Évidemment, c’est un mérite. Un mérite de la società, des entraîneurs, des joueurs. Atteindre les demi-finales est toujours important. Si vous envisagez la possibilité d’une future Ligue des champions, dans laquelle une équipe avec un coefficient élevé pourrait arriver, la Roma serait dedans. Cela veut dire que l’équipe est motivée, les supporters de la Roma sont motivés au stadio. Mais comme je le dis toujours, si tu n’arrives pas en finale à partir de la demi-finale, ça signifie peu ».


Source
asroma.com/it/

Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

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