Mourinho : « Nous avons de supers attaquants qui se doivent de mieux finir les actions ».

José Mourinho s’est exprimé après la victoire 3-0 à l’Olimpico lors de la 2ème journée des phases de poule de l’Europa League. Un résultat qui permet de rester en vie avant la double confrontation contre le Betis.

Seule victoire d’une équipe italienne, compte tenu des résultats de la Fiorentina et de la Lazio. Félicitations pour votre succès.

« Qu’a fait la Fiorentina ? ».


Elle a perdu. La Roma aujourd’hui semblait un peu bloquée : Dybala a-t-il aidé à dissoudre cette tension ?

« Évidemment oui, car il a marqué le premier but. Je pense que l’équipe est entrée sur le terrain avec une attitude différente en seconde période. Dans les 45 premières minutes, avec la supériorité numérique (Helsinki était à 10 dès le quart d’heure NDLR), on a joué trop longtemps comme si on était à onze contre onze. Nous avons interprété ces trente minutes de match trop passivement ». 

« En seconde période, Paulo nous a sorti l’impasse avec le but mais l’attitude était différente. On a changé la défense, avec deux joueurs centraux, on s’est fixé comme objectif de marquer un, puis deux buts rapidement et de ne pas arrêter de presser. Presser haut, récupérer le ballon tout de suite, jouer dans leur moitié de terrain, déplacer le ballon et faire ce que nous avons fait ». 

« Je suis désolé pour Helsinki, qui a très bien commencé le match à onze contre onze. Ensuite, il en restait dix – au VAR, ils ont très bien décidé et en tant qu’entraîneur, j’ai vécu des décisions similaires – et c’était difficile. Leur équipe me semble très organisée, avec des idées très claires, même en l’absence de grands joueurs. Le match a été difficile ». 


Ce système de jeu avec la défense à quatre et trois joueurs offensifs de qualité derrière la pointe donne-t-il plus de qualité à la phase offensive ?

« Vous avez déjà était coach ? (rire du mister, ndlr). Je pense que la qualité d’une équipe est importante et moi, en tant qu’entraîneur, je dois essayer de cacher au maximum les difficultés. C’est ce que j’essaie de faire avec mon équipe ».

« Evidemment, les autres entraîneurs sont bons aussi et leur boulot c’est d’étudier, c’est d’essayer de comprendre où sont nos difficultés, et c’est ce que je fais avec nos adversaires, mais c’est trop facile de dire qu’une équipe doit jouer comme ci ou comme ça : il est plus difficile de faire un puzzle ».


Qu’a représenté le retour de Zaniolo ? Était-ce ce qui manquait vraiment à la Roma ?

« La Roma n’a pas bien joué non plus en première mi-temps. Je le répète, ce match ne peut pas être pris comme modèle, car nous avons joué à onze contre dix. Évidemment, Nico prend ses responsabilités, attaque les défenseurs, joue en tête-à-tête avec et sans ballon, peut jouer dans différentes zones, a de la profondeur, fait une transition défensive, et quand il perd le ballon, c’est un gars généreux, il est capable de presser et de créer des difficultés aux adversaires ».

« Bien sûr Nico c’est tout ça, mais je refuse de qualifier le match d’aujourd’hui d’extraordinaire, car à onze contre dix pendant 75 minutes il n’y a pas eu de match ».


Cette année aussi, la Roma est l’équipe, parmi les top clubs, qui a la plus grande différence entre les opportunités créées et celles exploitées : peut-on s’améliorer ?

« Nous travaillons pour nous améliorer et nous devons nous améliorer, même pendant la phase de construction. Encore une fois, je dois cacher nos difficultés : nous avons des difficultés. Nous devons améliorer la construction, nous devons améliorer la vitesse de déplacement du ballon. Et ces joueurs super talentueux que nous avons devant doivent être plus ‘tueurs’ : nous avons trop d’occasions, sans l’attitude nécessaire pour mettre le ballon au fond ».

« Gallo semble aussi avoir un peu cette maladie, parce qu’aujourd’hui je l’ai vu jouer quatre ou cinq jeux avec le talon, et le talon ce n’est pas lui : il faut qu’il mette le ballon dans le but. Avec ses genoux, avec ses fesses, avec sa tête, mais il doit le mettre à l’intérieur. Lui aussi semble avoir un peu le virus du meneur de jeu footballistique. Il faut être plus objectif : on se crée beaucoup d’occasions et c’est difficile de marquer des buts. Si vous regardez le nombre de buts marqués et la moyenne des opportunités créées, nous devons nous améliorer ».

« Mais je suis heureux. Maintenant, en Ligue Europa, nous avons un double défi avec le Betis, qui est une équipe très forte et je pense que cela décidera beaucoup de ce groupe ».


Source
asroma.com/it/

Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

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