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Mourinho : « Vous ne me parlez pas de Vérone ! On dirait que vous cherchez d’autres choses » – Hellas Verona / AS Roma

José Mourinho s’est exprimé lors de la traditionnelle conférence de presse de veille de match. La Roma se déplacera ce dimanche 19 septembre 2021 à 18h00 à Vérone pour y affronter l’Hellas Verona. Match comptant pour la 4ème journée de série A

Traduction française AmoRoma.fr – source : asroma.com

Y’a t-il une partie du groupe qui a compris votre philosophie de jeu et l’autre non ?

« Non, pas du tout. C’était un match. Ce serait trop facile pour moi de dire que nous avons gagné 5-1 et que nous avons été parfaits. Je ne veux pas prendre cette direction avec mon équipe. Après chaque match, nous analysons ce que nous avons bien fait et les problèmes que nous avons eus. Grace à cela, nous avons les conditions pour faire mieux. Je ne parle pas du résultat, car je ne m’attendais pas à ce qu’il soit si large, mais plutôt du point de vue de la qualité du jeu et de la performance défensive. En début de match, et en début de seconde mi-temps, il y a eu des moment ou l’adversaire avait le contrôle du match ».

Souhaitez-vous envoyer un message au futur conseil municipal de Rome pour accélérer le processus du stade ?

« Tout d’abord, je suis entraîneur, je fais ce que j’aime faire depuis de nombreuses années et je ne veux pas être autre chose qu’un entraîneur. Un entraîneur qui a un lien très fort avec le Club, avec les tifosi et avec la ville, il n’y a aucun doute. Mais je serai toujours un entraîneur. Evidemment, avoir notre propre stade amènerait beaucoup de choses positives pour un club. J’ai lu avec une grande satisfaction ce que Mme Raggi dit à propos de Roma et de ses propriétaires. Il y a un très grand respect. Et nous verrons à l’avenir. Mais pour le moment je ne veux pas en dire plus ».

Etes-vous satisfait de la performance d’Ibanez en arrière latéral ? Et que se passe-t-il concernant Villar ?

« Je ne comprends pas. La même chose s’est produite avant le match contre Sassuolo, quand on ne parlait pratiquement pas de Sassuolo : ici, on n’a pas encore parlé de Vérone. Il semble que vous cherchiez d’autres choses. C’est une conférence d’avant-match, pas d’après-match. Dans le post, l’autre jour j’ai dit des choses et je ne pouvais pas en dire plus car l’UEFA avait organisé les choses d’une certaine manière.
Je pensais qu’on parlerait plus du prochain match et moins de ça. Je ne sais pas comment vous répondre. Sur Vina et Mkhitaryan, c’est facile à faire : ils ont deux petits problèmes, mais des petits, et avec l’énorme qualité de notre service médical et de celui Sport Science, j’attends toujours des choses positives. Pour cela, j’attends d’avoir les joueurs disponibles.

« Je ne comprends pas la question sur Villar. Pourquoi ? parce que l’année dernière il était titulaire et pas cette année ? Que puis-je vous répondre ? Paulo avait ou a une vision et des options différentes de la mienne et le prochain manager les aura différentes des miennes. Certains joueurs titulaire avec moi ne le seront peut-être pas avec le prochain : il n’y a pas de problème avec Villar. Actuellement Cristante et Veretout jouent très bien. Et ce n’est pas le problème de Villar, mais quelque chose de très bien pour l’équipe.
Et parler de titulaire et non titulaire, dans notre façon d’être ici n’a pas beaucoup de sens. Comme vous l’avez vu avec le CSKA, nous avons changé beaucoup d’éléments, car nous faisons confiance à tout le monde. Ibanez ? Ce n’est pas un arrière latéral, c’est évident qu’il ne l’est pas. Ce n’est pas un arrière latéral qui peut jouer haut, qui peut atteindre la zone de centre. Il peut occuper ce rôle dans une situation d’urgence, mais il ne sera jamais un arrière latéral ».

Quel Vérone vous attendez vous à affronter demain? En Serie A, les présidents donnent-ils trop peu de temps à leurs entraîneurs ?

« Je n’aime pas parler de ce qui se passe ailleurs. Ce sont eux qui doivent expliquer pourquoi ils ont décidé de prendre ces décisions. Pour moi, de loin, je peux seulement dire que je suis vraiment désolé pour deux collègues qui ont été licenciés très tôt. Mais les raisons ne me regardent pas et je ne peux pas en dire beaucoup plus. Je suis content du retour de Mazzarri, nous avons joué ensemble en Italie et en Angleterre. Si Tudor cherchait une opportunité de retourner en Italie, il l’a trouvée maintenant et je suis content pour lui. Evidemment, je suis désolé pour Eusebio et Semplici. J’espère qu’ils pourront revenir bientôt ».

Votre staff très jeune est-il l’un des secrets de votre réussite ?

« La vérité est qu’aujourd’hui, il n’y a aucun membre du staff en place quand j’ai commencé à entraîner il y a vingt ans. Mais une autre vérité est que pendant de nombreuses années, nous sommes restés les mêmes. Celui qui est avec moi depuis le plus longtemps est Lalin, qui me suit depuis 2010, depuis l’époque du Real Madrid. Tous les autres ont changé. Parfois c’était leur choix – faire carrière – d’autres fois, c’était mon choix, pour prendre quelqu’un avec d’autres qualités. Par exemple, ici à Rome J’ai pris deux entraîneurs sportifs : un pour travailler directement avec l’équipe, un autre pour travailler sur l’individualité, sur la récupération. Mon staff est très, très bon.
Je suis arrivée avec quatre hommes et aujourd’hui nous sommes 14, 16… Parce qu’il y avait ici des gens de qualité, ouverts à apprendre ma façon de travailler. Et aujourd’hui, tous ces gens font partis de mon staff. Je suis arrivé avec une petite Hyundai avec quatre collaborateurs et aujourd’hui nous voyageons en bus, tout ça pour mon staff. Un staff qui appartiendra un jour à ceux qui viendront après moi. C’est très important pour moi : construire un staff, mais surtout une base de travail. Nous travaillons ensemble, et nous fêtons ensemble.
Et quand un mauvais moment viendra, nous serons encore plus ensemble. J’aime travailler avec des gens qui pensent, qui analysent, qui raisonnent 24 heures sur 24. Nous nous appelons même à minuit. J’aime les gens qui sont passionnés de football. Et c’est ce qui se passe actuellement ».

Avez-vous déjà pensé à adopter une défense à trois ? Et dans cette optique, avez-vous déjà pensé à réintégrer Santon ?

« Non, j’ai pensé à Tripi, qui sera convoqué. Et si demain j’ai des problèmes, Tripi a fait la pré-saison avec nous, il a travaillé avec nous pendant plus d’un mois, il a appris notre façon de penser, c’est un garçon intelligent qui peut couvrir tous les postes de défense. Même au milieu de terrain, si besoin. Il n’a aucune expérience, mais il a un cœur super romaniste et a l’intelligence de jouer. Je ne pense pas à réintégrer quelqu’un. On peut jouer à trois ou quatre. On ne l’a pas encore fait, mais je ne peux pas dire que nous ne le ferons jamais. C’est une situation ouverte. Il y a beaucoup d’équipes qui jouent à trois et il peut arriver que la meilleure façon pour se battre soit de jouer à trois ».

Quelle est l’importance de l’agressivité de vos attaquants dans votre jeu ? Serait-ce une clé pour demain ?

« Cela dépend. Si le plan de match demande une pression élevée, vous ne pouvez pas jouer avec une ligne haute sans agressivité sur les défenseurs qui portent le ballon. Bien sûr. Si la stratégie est de jouer avec les lignes basses, non. Dans les deux derniers matchs, nous avons essayé de presser haut.
Le jeu de demain a une difficulté supplémentaire. La plus naturelle est la qualité des joueurs adverses. La supplémentaire est un nouveau manager, sur qui on n’a peu de références pour savoir quel sera son jeu. On peut revenir sur son passé mais va t-il essayer de répéter ses principes ou va-t-il les changer ? Il a des joueurs différents et peut-être jouera-t-il différemment ? Il y a beaucoup de questions pour lesquelles nous n’avons pas de réponses, et cela représente une difficulté supplémentaire. Nous n’imaginons pas leur proposition de jeu ».

Dans la hiérarchie, que manque-t-il à Borja Mayoral pour entrer dans la rotation des attaquants ?

« Que la Fifa ne permet pas de jouer à douze. On peut jouer à onze, ils en jouent à onze. C’est bien entendu une plaisanterie. Il ne lui manque rien : c’est un bon joueur, c’est un bon garçon et il travaille beaucoup. Pour comment il travail, il est juste à remercier. C’est un professionnel fantastique. Il sera important pour nous. À 100 %. Il me plait plus aujourd’hui qu’à mon arrivée il y a deux mois. Tammy va très bien, Eldor – comme vous l’avez vu – aussi. Nous pouvons jouer avec deux attaquants.
La dernière fois que nous avons mis Tammy avec Mayoral, c’est arrivé parce que nous pouvions jouer avec deux attaquants. Mais nous ne pouvons pas jouer avec deux attaquants si nous n’avons pas trois attaquants. Mayoral a de la qualité, de l’intelligence, il est froid devant le but . Mais j’aime aussi Shomurodov. et Tammy. Il en veut évidemment plus, et son heure viendra ».

Concernant Verone ?

« J’aime Vérone. Ils ont zéro point en trois matchs, mais il aurait pu marquer des points contre l’Inter et Bologne. Il finiront le championnat dans une zone tranquille ».

Source
asroma.com/it/

Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

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