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L’interview de Zaniolo à Sportweek qui n’a pas plu à Trigoria… extraits

Nicolo Zaniolo, qui s’entraine pendant ses vacances pour être prêt à débuter une nouvelle saison, a donné une interview à Sportweek qui n’a pas été très appréciée en interne.

En effet, alors qu’il a un contrat jusqu’en 2024, le n°22 demande un salaire de top player du niveau de Abraham et Pellegrini. La Roma de son coté n’entend pas répondre à cette demande et n’a pas urgence à prolonger le joueur (pas avant la rentrée). Dans le même temps, les rumeurs annoncent que si une offre de 60M€ arrivait, la società y réfléchirait. Les 2 parties restent pour le moment sur leurs positions mais l’interview de Zaniolo aurait eu pour effet d’agacer la società… à suivre.

Bilan de cette saison : que gardes tu ? que supprimes tu ?

« Cette année s’est très bien passée. D’un point de vue physique, j’ai eu très peu de problèmes après deux blessures très graves et c’était l’essentiel. Il fallait absolument ne pas s’arrêter, il fallait reprendre la continuité, redevenir footballeur et pouvoir à nouveau performer. C’était fou de penser que je pouvais revenir sur le terrain après deux ans et que je pourrais réussir à marquer 25-30 buts. Je suis content de la façon dont ça s’est passé, de mes 8 buts avec un trophée. La Conference League était notre objectif et nous l’avons ramené à la maison. Je suis très heureux. »


Une cheville douloureuse, mais présent et buteur. Quelle finale contre Feyenoord !

« Il fallait que je sois là. C’est un gros résultat qu’on voulait et qu’on devait obtenir pour l’équipe, pour la ville, pour les supporters et pour nous-mêmes. Le faire en étant décisif était super. »


Premier triplé chez les professionnels mais également des présences sur le banc dont celle lors du derby remporté. Personne n’aime le banc, mais tu as bien su gérer les décisions du mister.

« J’accepte les décisions du coach, parce que… c’est lui qui décide. Mais oui, évidemment que je voulais jouer le derby. Comme je voulais jouer contre la Spezia, l’équipe de ma ville natale. Je pense que tout le monde à ma place aurait aimé jouer ces deux matchs. Ensuite j’accepte les choix du coach, s’il en a décidé ainsi il y avait une raison, mais il me reste un petit goût amer dans la bouche. »


Mou, carotte et bâton : il dit que les gens sont obsédés par toi, qu’ils devraient te laisser tranquille. Puis il te met sur le banc. Que t’a-t-il appris ?

« C’est vrai, c’est la carotte et le bâton. C’est un gagnant, je n’ai pas besoin de me souvenir de ce qu’il a gagné. Il m’a appris à entrer sur le terrain dans la phase défensive, un secteur où je devais m’améliorer et je dois encore le faire. Ca m’a aidé à gérer certaines situations : dans le passé j’aurais mal réagi ou pire j’aurais été exclu pour des matchs très importants pour moi. Il m’a appris à me mordre la langue : muet et sur le terrain pour travailler plus dur. »


Il changeait souvent de système, et tu as joué là où l’entraîneur le voulait, même comme deuxième attaquant.

« Le 3-5-2 ne met pas mes caractéristiques en valeur au maximum, je préfère le 4-3-3 ou le 4-2-3-1. Mais si le coach décide de jouer comme ça et me met devant, je dois me donner à 100% à ce poste, pour l’équipe et pour arriver au résultat… »


Certains disent que tu pourrais prendre la place de Dybala.

« La juxtaposition me semble excessive. Bien sûr, je suis content. Mais il est unique, un joueur fantastique, très fort. Nous verrons. La vie est imprévisible, on ne sait jamais ce qui se passera dans le futur. Je pense au présent. En attendant, je m’entraîne et j’attends. »


Concernant Abraham ?

« Un gars formidable, il s’est tout de suite installé, il est fort et peut beaucoup s’améliorer. Il est toujours joyeux. C’est agréable de jouer avec lui, il transmet la sérénité. Nous nous amusons et je pense que celà se ressent sur le terrain. »


Ferait-il partie de ces personnes qui te manqueraient si tu quittais Rome ?

« Si je devais partir, nombreux sont ceux qui me manqueraient. Il est l’un d’entre eux. »


Tu avais renoncé au Championnat d’Europe pour ne pas prendre de risques, pour laisser le temps à ton genou. C’était censé être ta Coupe du monde, mais malheureusement l’Italie ne s’est pas qualifiée : désolé ou en colère ?

« Désolé, car nous devons attendre encore quatre ans. Mais ça continue. J’ai l’habitude de me battre. Il y aura d’autres objectifs entre les deux. »


Une équipe nationale à reconstruire, où il faudra garder sa place et où il n’y aura plus de Chiellini.

« Il a toujours été le plus difficile à vaincre, il est fort physiquement et en dehors du terrain c’est une personne exceptionnelle. La première fois que Mancini m’a appelé, j’étais très jeune, il est déjà sénateur. Il est venu là pour me parler, pour que je me sente tout de suite à l’aise. Une personne formidable, professionnel, joueur. Je ferai tout pour convaincre Mancini. »


Les rumeurs mercato parlent depuis des mois de l’intérêt de Milan, de la Juve et d’une équipe à l’étranger, Newcastle.

« L’intérêt de ces grandes équipes me fait plaisir : s’ils pensent à toi c’est que tu vaux la peine. Je m’entraîne d’autant plus motivé : je veux montrer que c’est juste d’être associé à ces grands clubs. »


Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

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