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Les gardiens de la Roma : un casse-tête qui dure depuis 2 ans.

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Le poste de gardien de but est bien connu pour être l’un des postes les plus difficiles du football moderne. Souvent moqué pour leurs boulettes, ou véritables chouchous du public, ce poste suscite de nouvelles interrogations depuis quelques saisons alors qu’il en était plutôt épargné précédemment. Retour sur 2 ans de casse-tête depuis la fin de l’ère Szczesny / Alisson

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De 2016 à 2018

Le 20 Juillet 2018, le club de la capitale se séparait de son gardien brésilien Alisson, pour une somme record de 72,5 millions d’euros à Liverpool. Lors de sa première saison au club, 2016/17, il fut le remplaçant du polonais Szczesny qui enchaînait  les bonnes performances sous les ordres de l’entraîneur Spalletti. Avec le départ du polonais à la Juve lors du mercato 2017, Eusebio Di Francesco fait logiquement de Alisson son  gardien numéro 1 pour sa première année sur le banc romain.

Le brésilien à tout d’un excellent gardien, doté de très bons réflexes et d’une vision de jeu lui permettant de trouver facilement ses partenaires balle au pied. Il dégage beaucoup de charisme pour tenir sa ligne de défense. Il  forme avec ses deux défenseurs centraux Manolas et Fazio, un formidable dernier rempart.

Peu de choses lui sont reprochées hormis quelques mauvaises décisions balle au pied. Mais il progressera tout au long de la saison notamment grâce au travail de Marco Savorani, le très bon entraîneur des gardiens en place depuis 2016 à Trigoria.

La saison 2017/18 est marquée par le parcours jusqu’en demi-finale de Champions League des Giallorossi. C’est dans cette compétition qu’Alisson va réellement exploser aux yeux des recruteurs des plus grands clubs européens. Notamment en huitième de finale contre les Ukrainiens du Shakhtar, où la Roma s’était incliné 2 buts à 1 au match aller. Il sortira deux ballons décisifs sur une frappe de Taison et de Marlos, qui permettront à la Roma de passer contre l’équipe de Fonseca au match retour à Rome 1 à 0.

Alors que de nombreux espoirs sont placés en lui pour le futur et qu’il est décrit comme « invendable » par Pallotta et la direction romaine : « la Roma n’est pas un supermarché », Liverpool propose au mercato estival la somme de 60 millions plus bonus faisant d’Alisson le gardien le plus cher de l’histoire à cette époque. Après une  excellente saison, la Magicà se sépare de ce qui est sûrement  le meilleur élément de son effectif, notamment dû à son jeune âge ( 25 ans) et à sa progression constante. D’un point de vue statistiques : 17 clean sheets en 37 matchs de Série A , 5 clean sheets en 12 matchs européen. Le brésilien encaisse moins d’un but par match cette saison ( 0,8.)

Saison 2018/19 : Première secousse suite au départ d’Alisson

À la suite du transfert du brésilien , la hiérarchie des gardiens est totalement bouleversée. Le départ du numéro 1 entraîne également ceux des deux autres gardiens remplaçants :  Lobont et Skorupski.

Le nouveau directeur sportif Monchi doit alors tout rebâtir. Daniel Fuzato , jeune gardien brésilien de 21 ans est recruté pour 400 000 euros. Vient ensuite l’expérimenté italien Antonio Mirante pour 1 million d’euros en provenance de Bologne. Mais la « grosse recrue » choisit pour ce poste est le suédois Robin Olsen pour 9 millions d’euros.

Robin Olsen sort d’une bonne performance en coupe du monde avec la Suède, et reste dans « l’âge d’or » pour les gardiens, puisqu’il a 28 ans lors de son recrutement. Après un début de saison correcte , il est vite repris par les critiques,  notamment dû à un manque de concentration, son incapacité à être décisif sur sa ligne et deux grosses boulettes lors de deux rencontres de Série A. Il est aussi difficile pour lui d’assumer son statut de « remplaçant de l’un des meilleurs gardiens au monde ». Sa défense est, elle aussi moins performante et encaisse plus de buts . Il perd petit à petit la confiance de Di Francesco qui utilisera Mirante lors des matchs de ligue des Champions.

 L’italien s’installera  définitivement en tant que numéro 1 à la suite de la débâcle romaine  4-1 sur sa pelouse face au Napoli, en mars 2019. Pour 27 matchs joués en Série A, Olsen n’a réussi que  4 clean sheet et encaisse plus de 1,5 buts par match.

Antonio Mirante, fort de son expérience endossera le premier rôle sous les ordres de Ranieri et sera décisif en fin de saison. Un penalty arrêté dans les arrêts de jeu contre le Genoa et onze parades contre la Sampdoria pour une   une victoire précieuse dans  la course à l’Europa League. Enfin, un match exceptionnel contre la Juve, où il  dégoûtera les multiples tentatives à bout portant de Ronaldo , Cuadrado et Dybala.

Mirante sur 2 mois de compétitions c’est 11 matchs joués, 6 clean sheets et 0,5 but encaissés.

Énième échec de recrutement de Monchi , Olsen ne poursuivra pas l’aventure romaine en fin de saison et sera envoyé en prêt à Cagliari. Dans un environnement plus « serein », il a réalisé une saison correcte en Sardaigne, et une porte de sortie doit encore lui être trouvé lors de ce mercato.

Saison 2019-2020 : La solution Pau Lopez ?

Après une bonne fin de saison , Antonio Mirante était au centre des questionnements du nouveau directeur sportif Petrachi. Fallait-il le laisser numéro 1, en prenant le risque d’une baisse de régime notamment dû à son âge avancé (37 ans), ou alors préparer l’avenir plus sereinement en recrutant de nouveau un plus jeune gardien…

La seconde solution fut retenue, et c’est Pau Lopez, gardien espagnol de 24 ans, qui pose ses valises en terre romaine. Acheté pour 23,5 millions d’euros plus bonus au Betis Séville, il paraphe un contrat de 5 saisons assorti d’un salaire brut mensuel de 325 000 euros, l’équivalent d’un cadre de la Roma. Aujourd’hui seuls Edin Dzeko et Javier Pastore sont mieux payés dans la capitale italienne. Sa bonne saison en Andalousie ainsi que son intégration progressive en équipe nationale espagnole, sont des signaux encourageants.

Il dispute ses premiers matchs avec la Louve , mais n’est pas directement pointer du doigt pour ses performances notamment dû à une défense qui souffre avant l’arrivée de Chris Smalling. Cependant,  son manque d’aisance balle au pied et ses relances hasardeuses se font de plus en plus remarquer.

Son intégration est bonne, entourée de Mirante et toujours de Marco Savorini, il apprend rapidement l’italien, un aspect qui avait été  reproché  auparavant à Olsen.

Hélas , beaucoup de points négatifs sont apparus au cours de la saison. Notamment à travers son « body-langage ». Lopez a tendance à « planer » , ne dégage pas une grande sérénité pour sa défense. Aussi, un manque de charisme criant, un gardien qui à peut-être du mal à se faire violence, ou qui ne supporte pas la pression. Sa sortie hasardeuse qui coûte le derby  à la Roma en janvier en est l’illustration. Son incapacité a être décisif pour l’équipe, il n’a pas arrêté un seul penalty cette saison. Beaucoup demande alors le retour de Mirante en tant que numéro 1.

Aux niveaux statistiques: il encaisse 1,4 buts par match cette saison. Seulement 5 clean sheet en 33 matchs disputés en Série À… c’est peu , trop peu pour justifier  23,5 millions dépensé sur le mercato. Une baisse de régime traduit par sa non présence en sélection espagnole pour les matchs de Nation League de septembre, ou encore quelques contre-performances en match de préparation.

 De plus , avec le départ de Fuzato et Cardinalli en prêt, la Roma se doit de trouver une alternative. Perrin,Golinni,Meret ou encore Sirigu. Affaire à suivre…

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