Mourinho : « L’équipe est fatiguée mais on aurait du gérer mieux le ballon. Et concernant Dybala… »

José Mourinho s’est exprimé suite à la victoire 2-1 de la Roma face à Lecce à l’Olimpico. Un match comptant pour la 9ème journée de Serie A.

L’équipe a pris un bon départ en étant agressive et en prenant le jeu à son compte. Vous avez à ce moment là eu la possibilité de marquer un deuxième but mais vous ne l’avez pas fait. Réduit à 10, Lecce a joué regroupé derrière vous laissant moins de place. En deuxième mi-temps, vous auriez pu marquer à nouveau. A 2-1, on a senti un peu de peur.

« Je ne me souviens pas dans ma carrière, avoir vécu beaucoup de matchs à 11 contre 10 où je voulais que le match se termine rapidement. Fatigue oui. Fatigue physique certainement et peut-être même un peu mentale. Jouer jeudi puis dimanche est difficile »

« En voyant le Udinese-Atalanta aujourd’hui, il est parfaitement clair que ceux qui ne jouent pas en milieu de semaine ont une intensité différente. Mais ce n’est pas une excuse, car – vous l’avez bien dis – nous sommes très bien entrés dans le match, très forts, ambitieux, intenses, mettant un bon pressing et récupérant le ballon rapidement »

« Vous dites que c’est plus difficile à onze contre dix parce qu’ils sont regroupés, moi je pense que ça a été plus difficile parce qu’on a mal géré la situation. Tu as joué à haut niveau et moi non (en référence à Barzagli, DAZN, ndlr), mais mon sentiment est que, quand on est fatigué, il arrive souvent de compliquer les choses au lieu de jouer simplement. Je n’ai pas ressenti de peur chez mes joueurs, mais le fait de compliquer les choses oui »

« On a fait des transversales de soixante mètres pour une ligne basse organisée, sans espace pour laisser passer le ballon : pourquoi perd-on ce ballon ? Lorsque le ballon atteint les attaquants, seul Belotti avait confiance dans le jeu. Tout le monde a fait une touche ici, une touche là et a perdu le ballon. Je n’ai pas aimé ce maniement de balle »

« C’est une équipe qui a attendu les cinq, dix dernières minutes pour tenter sa chance avec le résultat ouvert. Et c’est vrai qu’on a les occasions de faire 3-1, mais il peut arriver un soir de malchance qu’ils puissent égaliser sur un ballon arrêté ou une frappe lointaine. Et le nul aurait été un désastre »

« Contre l’Atalanta, nous avons très, très bien joué et nous avons perdu. Nous n’avons pas fait un bon match aujourd’hui et nous avons gagné. Le classement est fait de points, mais j’aurais aimé avoir le match aujourd’hui aussi. Mais revenons au début : la fatigue est importante, mais malgré la fatigue on aurait dû avoir une meilleure gestion »


Comment va Dybala ?

« Je vais dire mal, pour ne pas dire très, très mal »


Y a-t-il un risque de ne pas le revoir en giallorosso avant 2023 ?

« Je ne suis pas médecin et je n’ai pas parlé au médecin, mais d’expérience, pour ce que j’ai pu discuter avec Paulo, c’est difficile »


Concrétiser devant les cages peut-il se travailler ou est-ce plutôt une question mentale ?

« Un peu des deux. On peut toujours s’entraîner et on le fait souvent, d’un point de vue individuel et collectif, mais je pense que c’est plus un problème mental. (Revue d’une occasion manquée par Abraham, ndlr) Par exemple, dans cette action où Tammy rate lors qu’il y a de 2-1, dans le temps additionnel, il reste hors du terrain, sans revenir défendre un résultat important pour l’équipe . C’est typique de quelqu’un qui est désespéré »

« Même à l’entraînement, lorsque l’un des attaquants fait une erreur, il se critique immédiatement et ressent des pensées négatives. Cela m’inquiète. Évidemment, nous devons marquer pour gagner des matchs, mais leurs buts viendront : Tammy et Belotti vont marquer. Ils marqueront certainement plus que Zaniolo, même si Nicolò doit aussi en marquer »

« Ce qui m’inquiète, au-delà de la fatigue – ce qui est vrai, ce n’est pas une excuse -, c’est le manque de gestion du jeu : deux touches, une touche, des rythmes différents, attendre que l’adversaire sorte. On étudie beaucoup l’adversaire, on sait presser et trouver des espaces »

« Parfois, je vois des choses dans le jeu qui me font penser que mon italien est devenu horrible, parce que les joueurs ne me comprennent certainement pas, parce qu’ils font des choses qui sont exactement le contraire de ce dont nous parlons. Mais peut-être même est-ce ça la fatigue »

« Nous devons survivre à cette période difficile. Quand Mkhitaryan et Veretout sont partis en début de saison, Wijnaldum était l’homme choisi pour jouer, pour donner ces rythmes à l’équipe, pour nous offrir une diversité de jeu dans l’entrejeu. Quand on l’a perdu, on s’est mis en difficulté là-bas »


Source
asroma.com/it/

Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

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