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Mourinho : « Match crucial qu’il faut absolument gagner malgré le synthétique »

José Mourinho s’est exprimé en conférence de presse à la veille du dernier match à l’extérieur de la phase de groupe de l’Europa League. Match qui se jouera ce jeudi 27 octobre à 21h00.

C’est votre première venue en Finlande, que savez-vous du pays ?

« En fait c’est la deuxième fois, mais la première pour jouer. Je ne suis pas focalisé sur le pays mais sur ce match qu’il faut absolument gagner. Il faut gagner pour ne pas dépendre d’autres résultats ou devoir regarder ce qui se passe en Bulgarie. On sait que ce ne sera pas facile. Après le match aller, j’ai dit avec la plus grande honnêteté que, s’ils étaient resté à 11 contre 11, ce n’aurait pas été facile du tout. En seconde période on a fait mieux et le le match est devenu facile ».

« J’ai vu les autres matchs joués à domicile par Helsinki contre le Real Betis et Ludogorets et les matchs n’ont pas été si facile pour les adversaire, même si Ludogorets a eu la chance, celà aurait pu moins bien se passer pour eux. Ce ne sera pas une promenade, nous ne sommes pas ici en vacances. Nous accumulons de nombreux match. Ce match est crucial pour nous, car nous voulons avancer dans la compétition et nous ne voulons pas descendre en Conférence Ligue, où nous sommes tenants du titre ».


Que pensez-vous du synthétique et pourquoi l’équipe ne s’est-elle pas entraînée ici ?

« Je ne veux pas me plaindre, je ne veux pas pleurer, aussi parce que cela n’aurait aucun avantage pour nous. Nous devons gagner, et peu importe que nous jouions sur du gazon naturel ou sur du sable : nous devons rester concentrés sur cela. Si vous voulez mon avis, jouer sur terrain synthétique est un autre sport, ce n’est pas du football, car les choses changent sur le plan technique, pas tactique : le geste technique change. Et évidemment, ceux qui ont l’habitude de jouer sur cette surface ont un avantage. Mais là, j’en parle et je ne réponds que par courtoisie, parce que tu me l’as demandé »


De quoi avez-vous le plus peur à Helsinki ?

« Ne parlez pas de ‘peur’, mais de connaitre l’adversaire et de se préparer. Après le match aller, j’ai complimenté leur coach, car j’ai vu une équipe très bien organisée. A vrai dire, je pense que les équipes scandinaves ont beaucoup évolué ces dernières années. Il y a dix, vingt ans, ici on pouvait trouver de très bons joueurs, mais pas de très bonnes équipes. Aujourd’hui, vous voyez les équipes finlandaises, danoises et suédoises très bien organisées, avec des entraîneurs bien préparé »

« Au match aller, j’ai senti que de l’autre côté il y avait une équipe qui savait ce qu’elle voulait faire sur le terrain, qui avait une bonne identité. Et comme je l’ai dit, onze contre onze aurait été un match difficile pour nous. A onze contre onze demain, il va falloir jouer à haut niveau, car c’est un adversaire difficile »


Après toutes les discussions sur les difficultés à marquer des buts, pensez-vous que cela pourrait être le match de la résurrection pour certains joueurs ?

« Parlons d’équipe. Quand je parle positivement, je suis très heureux de mettre en valeur l’individualité. Quand il s’agit de commenter des choses négatives, je n’aime pas ça. Je l’ai déjà fait quelques fois avec la presse, parce que parfois ça t’échappe, mais sur le principe c’est quelque chose que je n’aime pas. C’est nous en équipe qui devons marquer plus, je ne veux commenter les individulités »


Avec ce terrain, avec les difficultés que vous avez, avec des absences et des joueurs qui ne sont pas à 100%, est-ce que l’écart au classement UEFA entre Rome et Helsinki se réduit ?

« Le classement ne m’intéresse pas du tout : je m’intéresse à ce qui se passe sur le terrain. Nous avons joué contre eux et je n’ai pas remarqué cette énorme différence dans le classement. Le classement, c’est un peu comme les statistiques du match : une équipe qui a fait cinq actions dangereuses et qui n’a pas tiré entre les poteaux, en termes de statistiques on dirait qu’elle ne s’est pas créé d’occasions »

« Pour moi, les seuls chiffres que vous ne pouvez pas nier dans le football sont le nombre de buts marqués et les points gagnés si vous gagnez. Toutes les autres statistiques peuvent être interprétées. Dans ce cas, le classement est construit avec des critères douteux. Pour moi, Helsinki est une bonne équipe »

« Quand tu parles du terrain, je pense avoir déjà répondu. Ceux qui sont habitués à s’entraîner et à jouer à chaque match ont un avantage ici. Ce sera pour cette raison que, malgré un beau stade à côté, il n’y aura pas de match là-bas »


A la manœuvre, les difficultés à manœuvrer par les latéraux, à sauter l’homme et à créer une supériorité numérique, affecte t-elles les les attaquants ?

« Je n’ai aucun problème à répondre. Une équipe qui a des problèmes de manœuvre est une équipe qui ne se crée pas d’occasions de but. Il en est ainsi. Et si lors du dernier match contre une équipe de premier plan on ne s’est pas créé dix occasions, contre l’Atalanta – une autre bonne équipe de Serie A – on en a créé quinze »

« La manœuvre est positive. Au niveau des porteurs, la seule chose que l’on peut dire, c’est que, à cause des blessures, on n’a jamais joué trois ou quatre matchs de suite avec les mêmes latéraux. Zalewski, qui est un ailier gauche, s’est également retrouvé à jouer à droite. Celik a été blessé pendant un mois et Spinazzola a des limites après l’année dernière, et a encore du mal à jouer trois, quatre matchs de suite pendant 90 minutes »

« Mais au niveau de la manœuvre, je ne suis pas d’accord. Mais dans le football, les chiffres objectifs, ceux dont vous ne pouvez pas dire qu’ils ne sont pas vrais, sont le nombre de buts marqués et les points marqués. Et jusqu’à présent, nous n’avons pas marqué grand-chose »



Source
asroma.com/it/

Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

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