AS ROMA équipe 1Debriefing matchSérie A

Mourinho : « Le 3-2 nous tue psychologiquement – Nous sommes encore trop fragiles » Roma / Juve

José Mourinho s’est exprimé après la défaite 3-4 contre La Juventus à l’Olimpico. Une défaite survenue alors que la Roma menait 3-1 à la 69ème minute. Voici l’analyse du mister.

Du point de vue de la performance et de l’engagement, l’équipe ne peut pas etre critiquée. A 3-1, le match semblait gagné, que s’est-il passé ?

« Malheureusement, je peux critiquer. Je ne veux pas le faire, mais malheureusement je le pourrais car nous avons eu 70 minutes de contrôle absolu. L’équipe a très bien joué, avec la mentalité de faire le jeu. L’entrée en deuxième mi-temps également : la volonté d’organiser le match, de presser haut, d’avoir le contrôle. Nous avons très bien fait pendant 70 minutes. Ensuite, nous nous sommes écroulé psychologiquementLe 3-2 me tue. Parce que Félix a fait un match extraordinaire pour un jeune, offensivement comme défensivement. Il termine son match par un sprint pour revenir sur Cuadrado, puis je le change et le joueur qui entre se trompe lors de sa première minute de jeu et c’est 3-2 ».

« Une équipe avec une forte mentalité n’a aucun problème à 3-2. Elle est toujours devant, il lui reste 10, 15 ou 20 minutes mais il n’y a pas de problèmes. De toute évidence, 3-1 est un résultat et 3-2 en est un autre. Mais quel est le problème ? Pour moi, il n’y a pas de problème, mais pour les joueurs, si. Et à ce moment-là ont ressurgis la fragilité psychologique, les peurs, et peut-être même les complexes.
Ce n’est pas un hasard si nous avons terminé la saison dernière et terminerons certainement celle en cours sans gagner contre les meilleures équipes. Dans ce championnat, il nous est difficile de le faire, même si par exemple dans les deux matchs contre Milan, il y a quelque chose de plus que le match ».

« Ensuite, je ne veux pas oublier : on critique toujours les arbitres quand on n’est pas content de leur travail. Ce soir, il me semble qu’il est juste de dire que Massa a fait un travail fantastique, droit, calme et discret ».

« Pour revenir à mon équipe : à la fin, quand on est dans le m…, on se relève et le caractère des bonnes personnes ressort. Et dans ce vestiaire il n’y a que des gens bien.
Je l’ai déjà dit aux joueurs : si le match s’était terminé à la 70e minute, cela aurait été extraordinaire. Malheureusement, ce n’était pas fini à la 70e et après cela, toutes les choses négatives sortent. Même avec les limites du banc. Avec Maitland-Niles qui vient d’arriver, avec un autre joueur qui arrivera sûrement la semaine prochaine, plus Zaniolo, plus Mancini, plus de Karsdorp, plus El Shaarawy… Construire une équipe avec un banc qui peut jouer à ce niveau. Et ça me fait mal à l’âme, parce que je ne suis pas habitué à ce profil d’équipe, mais je suis là pour aider les garçons à s’améliorer ».


La position externe de Félix a-t-elle été étudiée par rapport à Cuadrado ?

« Tout d’abord, Felix il y a trois mois jouait sur le terrain synthétique à Trigoria dans la Primavera. C’est un garçon humble qui veut apprendre et qui d’un point de vue tactique a besoin de choses très simples pour le faire. On ne peut pas aller vers des choses trop complexes, car il doit tout très objectif. Il a fait ce qu’il avait à faire, il a créé quelque chose en transition, il a créé des problèmes à Cuadrado. Il a également fait un travail défensif très, très important, permettant à Vina de jouer plus haute pour prendre des joueurs entre les lignes car il avait la garantie de Felix.

Malheureusement, le carburant à ce niveau d’intensité n’est pas suffisant pour 90 minutes. Et quand Félix sort, on se trompe avec quelque chose de trop simple : à 3-1, on a besoin d’un ailier qui doit suivre la profondeur de l’arrière latéral. Pas besoin de talent, juste de la concentration pour le faire. Le match s’est arrêté là »


Pensiez-vous que votre personnalité suffirait à combler les fragilités de l’équipe ?

« Je n’y ai jamais pensé, mais cela aurait pu être un peu plus facile. Le match produit pendant 70 minutes est aussi une conséquence du talent : nous avons des joueurs capables de s’améliorer. Même dans les choix principaux des joueurs qui jouent le plus souvent, il y a un manque de personnalité, un manque de personnes qui savent gérer les émotions et le jeu sur le terrain. Je veux faire de mon mieux chaque jour du temps qui m’est donné : trois ans ».

« J’ai évidemment besoin de l’aide de la società, de l’aide qui arrivera, mais qui arrivera à notre rythme, en fonction de notre potentiel. Pour l’heure, nous prenons deux joueurs en prêt. L’un est Maitland-Niles et l’autre est un milieu de terrain qui, je pense, arrivera la semaine prochaine, avec un profil différent : avec plus de physique, avec plus de personnalité, apte à avoir des responsabilités. Parce que cette zone de confort de jouer pour être cinquième, sixième ou septième est trop facile pour certains types de personnalité ».

« Il faut sortir de cette zone de confort. Car comme je l’ai dit aux garçons après le match contre Milan, ce sont eux qui doivent venir dans ma direction, ce n’est pas moi qui dois devenir semblable à leur profil psychologique. Je ne veux pas ».

Source
asroma.com/it/

Oddi Stephane

▶ Consultant digital marketing freelance 📝 Créateur et rédacteur du blog AmoRoma.fr 📍 Rome depuis 2019 - Originaire d'Avignon (France)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page

Adblock détecté

Merci de désactiver votre bloqueur de pub pour continuer à naviguer sur notre site